dimanche 21 janvier 2007

François LOOS


Ministre délégué à l'industrie, Ancien Président du Parti Radical


Monsieur le Président, cela fera bientôt un an que le Parti Radical à rejoint l'UMP, pouvez-vous nous dressez un premier bilan de ces mois passés au sein de l'Union.


François LOOS - Le premier bilan il est simple c'est que nous avons eu des investitures pour la plupart de nos candidats aux législatives et aujourd'hui nous avent dix députés radicaux, donc le premier bilan il est là. Le deuxième bilan il est que notre participation à l'UMP au niveau départemental, dans les instances départementale et nationale de l'UMP a été convenable donc nous avons une soixantaine de conseillers nationaux et dans les circonscriptions nous avons les représentants qu'il nous semblait nécessaire d'avoir.

Pourtant si l'on regarde la composition de la commission permanente nationale élue lors du congrès de l'UMP en juin on remarque la présence d'un seul radical !

FL - Au conseil national il y en a soixante et au bureau politique de l'UMP il y a trois radicaux sur trente, André Rossinot, Jean Léonetti et moi.

Vous présider le parti radical depuis 1999 qu'elle a été le grand moment de votre présidence ?

FL - Je crois que le plus grand moment a été la décision de sortir de l'UDF.

Justement quelles différences constatez-vous entre l'union radicale-UDF et l'entrée dans l'UMP ?

FL - Quand nous étions dans l'UDF nous avions la perspective à terme de fusionner. L'UDF a réduit à néant notre héritage et notre vie interne. Avec l'UMP nous sommes dans une indépendance dans l'interdépendance qui nous convient parfaitement.

Au cours de son centenaire d'existence le Parti Radical a été un acteur majeur de notre histoire contemporaine, comment voyez-vous son avenir aujourd'hui ?

FL - Il dépend de la qualité des hommes et des femmes qui s'y engageront. Notre parti à les moyens d'être important , encore faut-il que ses membres en est la volonté et le courage.

Malgré la fin de la guerre froide le parti radical et le PRG n'arrive pas à rompre la glace. Pensez-vous que cette situation puisse évoluer ?

FL - Pour moi je pense qu'elle devrait évoluer dans la mesure où nous sommes proches et où la gauche n'a pas de projets porteurs auxquels le PRG puisse se joindre. Ceci dit c'est au fond de moi dans une vision plus politique des choses que je pense que les élections législatives imposent un choix entre droite et gauche et si nous voulons avoir un certain poids dans les élections il faut que nous fassions le choix de l' alliance et le PRG a fait un choix d'alliance qui n'est pas la même que la nôtre c'est à eux de changer nous ne changeront pas.

Quelles sont les perspectives du Parti Radical pour les prochaines échéances électorales de 2004 ?

FL - Nous avons pour les élections européennes quelques candidats et pour les élections régionales sans doute une vingtaine de candidats ; je leur souhaite bonne chance !

Pour aborder maintenant votre parcourt et votre engagement personnel, on peut dire que votre formation d'ingénieur polytechnicien ne vous prédestinait pas forcément à une carrière politique, est-ce par militantisme antérieur ou par pur hasard que vous vous présentez aux régionales de 1992 ?

FL - J'ai toujours l'intention de servir intérêt général, l'occasion m'en a été donnée et j'ai fait en sorte d'être candidat et une fois candidat j'ai fait en sorte d'être élu.

De quand date votre engagement radical ?

FL - De 1991. J'ai été actif dans le parti au niveau national en 1993.

Vous êtes aujourd'hui ministre délégué au commerce extérieur du gouvernement de Monsieur RAFFARIN, ce qui m'amène à aborder avec vous les points qui vont suivre, notamment à l'approche de la réunion ministérielle de l'OMC qui se tiendra au Mexique du 10 au 14 septembre prochain.
Première conférence ministérielle depuis celle de Doha en 2001 c'est l'occasion de dresser un début de bilan sur l'avancement des négociations, quand est il pour la France ?


FL - Les négociations de Cancùn ne sont plus simplement économiques ce ne sont pas des paramètres économiques que nous pouvons changer pour améliorer la situation, et on met en question des visions du monde, et les différentes visions du monde qui sont en discussion mettent la France dans une position particulière. Nous avons en effet évité que l'agriculture doit bénéficier de préférence de ce que l'on appelle en Europe la préférence communautaire ce qui vaut aussi pour les pays africains qui eux aussi recherchent des préférences nous pensons que notre vision de l'agriculture est une vision qui peut l'emporter mais nous savons que Cancùn n'est qu'une étape pour cela.

Alors que les exportations françaises en général sont en baisse, les exportations vers la chine on fait un bond de 18,6% ; d'autre part j'ai pu constater que vous vous êtes rendu à maintes reprises en asie ces derniers temps, quels sont vos objectifs pour la coopération franco-chinoise ?

FL -Sur le plan politique nos relations sont excellentes sur le plan économique nous sommes face à un marché considérable, à des besoins extraordinaires et effectivement les entreprises françaises peuvent tirer avantage de ces marchés énormes et c'est la raison pour laquelle il y a d'ailleurs une croissance importante au premier semestre.

Vous vous êtes particulièrement investit pour l'accès aux médicaments des pays en développement, quels sont les avancement dans ce domaine ?

FL - Hier nous pensions qu'un accord était trouvé et que les Américains avaient accepté de participer à l'accord que les autres acceptent, aux dernières nouvelles, ce matin, ce ne serait plus le cas donc à vrai dire je ne connais pas l'état précis du dossier puisqu'il a changé entre hier soir et ce matin en tout cas ce qui est important c'est que l'on puisse rétablir la justice et doter les pays pauvres des mêmes moyens de travailler contre les crises sanitaires que les pays riches. Ce n'est pas le cas aujourd'hui et il faut que ça le devienne, c'est ça la modification nécessaire.


Interview réalisée le 29 août 2003
lors de l' Université d'été du Parti Radical
.

Aucun commentaire: